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Narbonne

Patrimoines culturels et historiques > Narbonne


- L'HISTOIRE DE LA VILLE :

Elle était située sur la via Domitia, la première route romaine en Gaule, qui permettait de relier l'Italie et l'Espagne. Avant cette période, Narbonne était un oppidum préromain (site de Montlaurès, à quatre kilomètres au nord de la ville actuelle), la capitale des Elisyques, un des peuples de la Celtique méditerranéenne14.

Narbonne était la capitale de la Province de la Gaule narbonnaise, province romaine créée à la même époque. Elle fut jusqu'à la fin de l'Antiquité romaine l'une des villes les plus importantes de la Gaule avec une superficie de plus de 2 kilomètres carrés.

En 462, Narbonne fut intégrée au royaume wisigoth de Toulouse. Passée au pouvoir des Francs, la ville fut occupée de 718 à 759 par les conquérants musulmans venus d'Espagne. Après cette date, elle fait définitivement partie du royaume franc.
En 859, Narbonne est pillée par les Vikings du chef Hasting, qui viennent de Nantes et avaient hiverné en Camargue.

Jusqu'à la fin du Moyen Âge, Narbonne est gouvernée par deux seigneurs : l'archevêque et le vicomte.
À la Renaissance, les protestants sont chassés de la ville en 1562. Charles IX est reçu en grande pompe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d'Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine16.
L'arrivée du canal du Midi et la présence de l'archevêché marquent la période pré-révolutionnaire. Après la Révolution, privée du siège épiscopal, la commune n'est plus qu'une sous-préfecture rurale.

Devenue capitale d'un espace viticole à partir du développement de la vigne vers 1850/1870, et profitant de sa situation de nœud ferroviaire, Narbonne se démarque politiquement : les vignerons et commerçants sont Républicains. La municipalité s'oppose à Napoléon III avant la chute de l'Empire en 1870 (le maire est Marcelin Courral), se soulève contre les Versaillais de Thiers en une commune en mars 1871, puis élit à la fin du XIXe siècle un maire félibrige et socialiste, Ernest Ferroul, dit le docteur "des pauvres", qui soutient la grande Révolte des vignerons du Languedoc en 1907. Léon Blum en devient député en 1929. Le maire socialiste, révoqué par Vichy, Achille Lacroix, meurt en déportation. Jusqu'à l'arrivée du tourisme dans les années 1960, la commune reste très liée aux crises de la viticulture.

- VIA DOMITIA :

La Voie Domitienne (Via Domitia) est une voie romaine construite à partir de 118 av. J.-C. pour relier l'Italie à la péninsule ibérique en traversant la Gaule narbonnaise.

La Voie Domitienne a été créée à partir de 118 av. J.C à l'instigation du général romain Cneus Domitius Ahenobarbus dont elle portera le nom.

Cette route devait assurer les communications avec Rome et permettre la fondation de garnisons protégeant des villes devenues romaines.

Première route construite par les Romains en Gaule, elle franchit les Alpes au col de Montgenèvre (1850 m), suit la vallée de la Durance, longe le Luberon par le nord, franchit le Rhône à Beaucaire, passe par Nîmes (Nemausus) et suit la côte du Golfe du Lion jusqu'à l'Espagne, en reliant sur son chemin les principales cités gauloises de l'époque. Elle contourne donc le territoire de Masillia, cité grecque indépendante jusqu'en -48.

Au début, ce sont surtout les légions romaines qui emprunteront cette voie, puis viendront les marchands. Plus tard, ce seront les fonctionnaires de la République puis de l'Empire qui l''utiliseront (poste impériale ou cursus publicus). La construction de ces voies fut bénéfique à l'économie locale grâce aux échanges qu'elles permirent entre les cités.

Tous les milles (1 mille = 1481 mètres) était installée une borne milliaire (qui correspond plus à nos actuels panneaux indicateurs) indiquant les distances entre la borne et les villes voisines. Sur le tracé de la Via Domitia ont été recensées plus de 90 bornes de ce type.

Quand la voie entre dans une ville, elle traverse généralement une enceinte en passant sous une porte ou un arc de triomphe.

On peut facilement supposer que Narbonne possédait un ou plusieurs Arc de Triomphe.

- LA CATHEDRALE SAINT-JUST :

Au Moyen Age, la cathédrale se trouvait en bordure des remparts. Cet emplacement est issu d'une longue " sédimentation " de lieux de culte. Approximativement sur le même emplacement se sont succédé une basilique constantinienne, élevée peu après l'édit de 313 autorisant le culte chrétien. Détruite par un incendie en 441, il fallut 37 jours pour démolir ce que le feu avait épargné.
Puis une basilique latine construite en 4 ans par l'évêque Rustique, que le préfet des Gaules, Marcellus, encouragea dans son entreprise. La basilique fut terminée le 29 novembre 445. Primitivement dédiée à saint Genés d'Arles, elle fut consacrée en 782 aux jeunes martyrs espagnols Just et Pasteur. Vestiges : deux colonnes romaines du forum réemployées pour la nef (visible dans le cloître) ; le linteau avec dédicace ; un édicule de marbre blanc (visible au musée lapidaire).

Une cathédrale préromane carolingienne reconstruite en 890 par l'archevêque Théodard, mort le 1er mai 893. Il en subsiste le clocher, en grand partie restauré, visible du cloître. Malgré l'aide apportée par trois papes, cette église tomba en ruine.

La construction de la cathédrale gothique fut un acte politique décidé en 1268 par le pape Clément IV, ancien archevêque de Narbonne. Ce sera, dit-il, une œuvre faite à l'instar des magnifiques cathédrales du royaume de France. La première pierre de l'église actuelle fut posée par l'archevêque Maurin le 13 avril 1272, dans les fondements de l'actuelle chapelle Sacré-Cœur. L'édification de la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur fut projeté dès 1264 mais ne débuta qu'en 1272, et le chœur fut achevé en 1332.

La cathédrale devait avoir la forme d'une croix latine. Il est facile de remarquer que seul le chœur (la tête de la croix) est terminé et que le transept (les bras de la croix) est à peine commencé, ainsi que la nef (pieds de la croix).
Les raisons de cet inachèvement sont :
- Le manque de ressources, mais cette raison n'est pas la plus importante.
- L'hostilité des Consuls.
- Les désastres accumulés par la ville au cours du XIVe siècle, comme la peste (1348 à 1355), démoralisant la cité et accumulant les ruines et deuils, ou bien la chevauchée du prince de Galles.

- LE CANAL DE LA ROBINE :

Ce canal parcourt l'ancien lit de l'Aude que les romains parcouraient déjà en bateau. Le succès commercial du canal du Midi au XVIIe siècle fut si important que fut décidé de construire le canal en 1686 pour rattacher Narbonne à cette voie fluviale et économique. Il est mis en service par Vauban. Au début, le canal permettait de rejoindre la mer jusqu'au fleuve de l'Aude à Gailhousty. Le reste du chemin entre l'Aude et le canal du Midi se faisait par la route. En 1776, le canal de Jonction est construit pour relier le canal du Midi en passant par Sallèles-d'Aude.

Le canal mesure 32 km de long et commence en son point le plus haut au bord de l'Aude et se dirige vers Narbonne. Son point de départ est Port la Robine, une importante halte nautique au coeur des vignobles des Corbières.

Le canal passe sous le pont des Marchands à Narbonne qui est l'un des rares ponts couverts de France. Il rejoint ensuite les étangs de Bages et de Sigean en passant à côté de la réserve naturelle de l'Île-Sainte-Lucie. Il termine sa course dans la mer Méditerranée à Port-la-Nouvelle.

Treize écluses sont présentes sur le parcours.


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