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Ouveillan

Patrimoines culturels et historiques > Ouveillan

- MONUMENTS AUX MORTS 14-18 :

Conçu par le sculpteur RENE ICHE, il fût inauguré en 1927 par les Frères SARRAUT et LEON BLUM (alors jeune député).
Ce monument est considéré comme un des plus beaux monuments aux morts pacifistes de France car il a une attitude non revancharde.

- TOMBE DE RENE ICHE (1897-1954) :

René Iché (1897-1954) fait partie de cette génération marquée à jamais par la Première Guerre mondiale. Engagé volontaire devançant l'appel en 1915, il est plusieurs fois blessé et termine la guerre avec la Légion d'honneur, la Médaille militaire… et de solides convictions antimilitaristes. Ses premières œuvres sont censurées pour pacifisme ou indécence, à cause de leurs évocations parfois explicites de l'homosexualité. Proche du groupe surréaliste, il commence à percer au milieu des années 20. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale - où il perd plusieurs proches, dont son gendre, le poète surréaliste Robert Rius (qui édita le poème Liberté d'Eluard), assassiné par la Gestapo - qu'il connaît la notoriété et devient la figure même de l'artiste engagé. En 1954, le gouvernement polonais lui commande ainsi un monument aux déportés d'Auschwitz. Il ne verra jamais le jour, l'artiste décédant d'une leucémie le 23 décembre de la même année.
Après sa mort, des obsèques officielles ont eu lieu à Paris et par la suite, il fût inhumé dans le village natal de sa mère.


- GRANGE CISTERCIENNE DE FONTCALVY :

Classé Monument historique en 1983, cette Grange est construite entre 1270 et 1300. Elle est fortifiée en 1325. De forme cubique de 20, 70 mètres de côté avec des murs percés de meurtrières, Fontcalvy est une réalisation de l'art militaire méditerranéen. Cette grange appartient à l'abbaye de Fontfroide au Moyen Age. Les fermiers qui s'en occupaient étaient des frères convers (c'est à dire de naissance modeste, car seuls les nobles avaient le droit d'être moines). Ils faisaient tous les dimanches 20 km à pied pour assister à la messe à Fontfroide. Peu à peu, les mœurs des cisterciens se relâchent et les moines convers sont de moins en moins nombreux. L'abbé de Fontfroide est dans l'obligation d'engager des ouvriers pour continuer l'exploitation de la grange. Mais les différentes guerres de religions viennent la détériorer, des traces de boulets sont encore visibles sur le mur Nord. A la Révolution, les biens nationaux sont vendus. Elle fût rachetée par différents propriétaires au cours des années suivantes et laissée à l'abandon en 1840 après l'occupation de fermiers. En 1977, la Municipalité d'Ouveillan décida de la racheter aux divers propriétaires.


- L'EGLISE SAINT-JEAN L'EVANGELISTE :

Au IX siècle, l'église d'Ouveillan n'était qu'une modeste chapelle construite à l'intérieur du Fort. Par la suite, une église romane lombarde fût construite à l'emplacement de la vieille chapelle. Au cours des siècles, d'autres modifications sont apportées comme la construction de chapelles, l'établissement d'un porche reliant la façade d'entrée aux murs du château et d'un aménagement d'un logement pour le sonneur de cloche. Elle fût inscrite comme Monument Historique en 1926. En 1980, touts les bâtiments adjacents furent détruits car ils dénaturaient l'édifice.


- CHATEAU DU TERRAL :

Le château du Terral a été construit de 1889 à 1909, en arrière d'une ancienne métairie du 18e siècle, par les architectes Louis et Alexandre Garros. L'architecture s'inspire du 17e siècle pour les extérieurs, du 18e pour les intérieurs. L'édifice se compose d'un corps central et de deux pavillons. Les façades s'ornent de chaînages à refends, de larmiers sur consoles, et de balcons à balustres de pierre. A l'intérieur, les distributions d'origine ont été maintenues. Au sud, une terrasse et des escaliers descendant vers un plan d'eau précèdent le château. Achevée en 1909, la chapelle présente un plan rectangulaire avec une nef couverte d'une coupole ajourée. Les anciennes écuries, le pavillon de la conciergerie, la clôture et la grille d'entrée complètent l'ensemble. Les façades et toitures du château (y compris chapelle), de la loge du gardien et des anciennes écuries ; les trois salons, la salle à manger et la galerie du rez-de-chaussée ainsi que le hall avec la cage d'escalier, en totalité furent classés Monuments Historiques en 2005.


- LA LEGENDE DE FONTCALVY :

Dans cette vieille bâtisse, vivait jadis une communauté de moines. Ils étaient isolés de tout et vivaient de leur culture et de leur élevage. Pourtant, il leur manquait quelque chose : l'eau qu'ils étaient obligés d'aller chercher un peu plus loin, dans un petit ruisseau. Les moines s'employaient toute la journée à dire et chanter des messes. Ils avaient pour cuisinière une petite vieille dame. Une nuit d'hiver où il faisait très froid, la cuisinière s'aperçut qu'il n'y avait plus d'eau pour faire la vaisselle et pour préparer la marmite du lendemain. Elle décida d'aller chercher de l'eau avec deux grosses cruches au ruisseau et comme la nuit était obscure, elle n'arrêtait pas de trébucher et de tomber sur les cailloux entourant la bâtisse. Elle appela à l'aide et de suite surgit, de derrière un chêne centenaire, un homme avec un chapeau de velours. Cette personne demanda à la vieille dame quel serait l'aide qu'il pourrait lui apporter. Elle répondit, sans aucune conviction, qu'elle désirerait avoir de l'eau dans son évier. L'homme acquiesça et demanda en contrepartie que la vieille dame lui donne son âme quand elle ne sera plus de ce monde. Elle accepta et, aussitôt, l'homme prit les deux lourdes cruches et lui remplissait. Il lui promit qu'elle aurait de l'eau dans sa cuisine avant que le coq ne chante. Durant la nuit, alors que la cuisinière était endormie, elle entendit des bruits de plus en plus forts, c'étaient des hommes entrain de travailler. Elle comprit que ces personnes travaillent dans le but d'amener l'eau jusqu'à son évier. Pris de remords, elle s'en alla conter son histoire au maitre moine. Celui-ci écouta ces dires et la rassura avant qu'elle rejoigne sa chambre. Le maitre moine décida d'agir au moment venu. Quand l'aube eut l'air de vouloir se lever, muni d'une marmite pleine d'eau et de 7 ou 8 plumes, le maître des moines va à la basse cour. Le coq commença à chanter à la pointe de l'aube ; le moine qui l'avait remarqué, commence à arroser le coq quelques minutes avant le jour. Tout surpris et pensant être en retard, le coq se mit à chanter plus fort ce qui fit arrêter les travailleurs croyant que le jour était bien là. L'eau n'arriva pas au couvent et l'âme de la vieille dame fut sauvée. A partir de ce jour, le maître des moines appela ce ruisseau : la source du diable et le couvent : Fontcalvy qui veut dire en latin " privés d'eau ".


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